Editorial

Blogueur, le nouveau journaliste ?

journaliste-blogueurUn petit article à propos d’une polémique entendu l’autre jour à la radio, un journaliste et un blogueur s’écharpaient sur la signification de la carte de presse.

Vous allez me dire que nous avions déjà abordé le sujet à l’époque. Mais depuis de l’eau a coulé sous les ponts, faisons un petit point :

A partir de quel moment le blogueur devient il un journaliste à part entière et quand le journaliste peut-il être à son tour considéré comme un blogueur ?

La Crédibilité

Si on veut durer, il faut être crédible. Un professionnel de l’information doit donner un avis objectif à son lectorat. Mais on a tendance à se méfier des journalistes, connivence avec les politiques, avec les entreprises… Aujourd’hui on peut être crédible sans être objectif. En fait, moins on est objectif plus on peut paraitre crédible car on dit “réellement” ce que l’on pense. Un journaliste se doit d’être crédible, un blogueur transparent. Un blogueur écrit pour lui même, un journaliste, par définition, pour son journal. Si jamais il y a diffamation ou attaque, le blogueur se retrouve seul engagé alors que c’est tout le journal qui est concerné pour un journaliste, d’où un poids et un stress pour ce dernier vu les enjeux.

La déontologie

Les journalistes suivent des règles méthodologiques rigoureuse : la déontologie. Durant sa formation, un journaliste apprend à regrouper ses sources afin d’être sûr de ce qu’il affirme avant publication, contrairement aux blogueurs dans leur grande majorité malheureusement… Nous avons la chance, en France, d’avoir des écoles de très bonnes écoles de journalisme un peu partout sur le territoire, de Strasbourg à Marseille.

La fidélité

Enfin, il n’est pas rare qu’un blogueur ferme boutique du jour au lendemain pour X raisons (contestation, désintérêt, manque d’inspiration..) Laissant leur lecteurs fidèles orphelins alors que les sites des grands journaux ont toujours du contenu frais fourni par leur multiples journalistes… quitte parfois à faire un peu de rempllissage

La confiance

Au final, quelque soit le média, tout est question de confiance. Les blogueurs partent de rien et se créaient une réputation. Une simple erreur peut amener méfiance et chute de l’audience là ou les journaux sont souvent lu eet relus afin d’éviter de tels désagrément.

L’image

Le blogueur doit donc apprendre à gérer sa propre image sur laquelle repose sa crédibilité et donc son audience. Au final, il doit rester vrai, rester lui-même afin que ses lecteurs le reconnaissent et se sentent en confiance.

 

Image : ShutterStock

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2 Comments

  1. C’est vrai qu’il y a beaucoup de points communs avec des journalistes, les blogueurs sont même souvent plus spécialisés que les journalistes dans leur domaine d’expertise, néanmoins les journalistes ont suivi des études qui leur permettent de rédiger des articles de qualité, validés par un rédac chef, et ils peuvent se permettre de traiter de sujets plus variés

  2. Oui et il y a journaliste et journaliste, et blogueur et blogueur… Un journaliste chez Gizmodo n’est pas un journaliste chez Mediapart, au même titre qu’un blog mode vendu aux marques n’égale pas un blog économique (comme celui de Paul Jorion, tiens). À ce propos, il peut y avoir un journaliste derrière un blogueur, ou un homme politique (ils sont nombreux à avoir des blogs). Considérant que la majorité des blogs sont tenus par des gens qui font (souvent gratuitement) de la pub à des marques, on pourrait relativiser le manque d’indépendance qu’on prête parfois aux journalistes… En fait, il y a un “vrai” blogging comme il y a un “vrai” journalisme, c’est à dire une production de contenu réalisée de façon indépendante, peu importe par qui. À mon sens, la nouvelle dichotomie transcende les frontières journalistes / blogueurs, elle est plus à considérer en ces termes : indépendance / publirédactionnel.
    Bon, je ne dis pas non plus qu’un journaliste qui travaille avec des marques n’est pas un “vrai journaliste”, ni qu’il ou elle attache moins d’importance à la déontologie qu’un journaliste d’investigation, mais dans ce cas son activité de journaliste se résume en effet à sa carte de Presse et rien d’autre. Pourquoi ? Parce que dans certaines circonstances, un blogueur pourra être en effet plus expert et plus “efficace” dans la promotion d’une marque et bénéficier d’une notoriété plus grande. Dans ce cas précis, un blogueur est un peu un journaliste qui n’a pas fait d’école, un autodidacte (que demande le peuple ?).
    Dans tous les cas, le plus important est bien sûr de ne pas faire du “remplissage” (avec un seul “L” by the way) ;).

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